La tradition du marché de Noël est originaire d'Europe du Nord et s'est diffusée avec succès en Europe centrale.
Au Moyen Âge, des foires accompagnaient les fêtes. La plus ancienne foire de Noël s'est développée au XVIe siècle sous l'influence du protestantisme strasbourgeois luttant contre les "extravagantes" traditions catholiques qui s'attachaient aux noms des Saints (tradition de la St Nicolas).
A Strasbourg, le " Christkindelmarkt " (Le marché de l'enfant Jésus), installé depuis 1570 au coeur de la ville avec son fameux marché de Noël, remplace le marché de la Saint Nicolas.
On y trouve tout ce qui peut contribuer à faire de Noël une superbe fête : décorations de Noël, victuailles pour le réveillon, cadeaux, sucreries, bougies, fleurs séchées, couronnes, parfois des sapins de Noël et bien d'autres choses encore. On retrouve dans un marché de Noël une atmosphère moyenageuse et des souvenirs de traditions locales.
A l'origine, les marchés de Noël accueillaient leurs premiers visiteurs lors du premier week-end de l'Avent (les 4 week-End de l'Avent sont ceux qui précèdent le jour de Noël) et gardaient leurs portes ouvertes jusqu'au 24 décembre au soir. Les marchés de Noël se tiennent dans les dernières semaines de l'Avent.
L'origine du Père Noël
Le Père Noël aurait pour origine Saint Nicolas. On retrouve dans sa représentation tout la symbolique de St Nicolas (barbe blanche, manteau rouge...). Le père Noël voyage dans un traîneau tiré par des rennes, Saint Nicolas voyageait sur le dos d'un âne.
Malgré la réforme protestante du XVIe siècle qui supprima la fête de St Nicolas dans des pays d'Europe, les Hollandais gardèrent leur Sinter Klaas (nom hollandais pour Saint Nicolas) et sa distribution de jouets.
Lorsqu'ils s'installèrent aux États-Unis, Sinter Klass devint Santa Claus. Santa Claus subit des transformations vestimentaires et culturelles pour se transformer en un Père Noël plus convivial.
De l'antiquité à Saint NICOLAS
Les fêtes de Noël existaient déjà bien avant la naissance de Jésus et depuis l'antiquité. Les peuples de la terre célébraient, de diverses manières, le passage du solstice d'hiver, reflétant le triomphe final de la lumière sur les ténèbres.
Avant que le 25 décembre ne devienne officiellement la fête de la nativité de Jésus, on dénombrait 66 fêtes païennes qui célébraient le passage victorieux de la lumière sur les ténèbres.
Voici quelques unes de ces fêtes païennes :
Les Saturnales
Du 17 au 20 décembre, les Romains célébraient le « règne de Saturne », dieu des semailles et de l'agriculture, en mangeant, en buvant et en offrant des cadeaux aux enfants (des anneaux, vêtements...). Cette fête était synonyme de liberté et du « monde à l'envers ».
Durant cette période, les esclaves devenaient maîtres et les maîtres devenaient esclaves, permettant aux Romains de mieux comprendre le mode de vie de leurs esclaves.
La dernière journée donnait lieu à des festins pour lesquels les maisons étaient décorées de plantes vertes.
La fête des fous
Au moyen âge, les saturnales laissent place à cette fête des fous. Elle se déroulait le 25 décembre le jour de la nativité, ou le 6 janvier pour le jour de l'An ou l'Epiphanie. Ce seul jour renverse les valeurs de la société et de l'Eglise Catholique : les domestiques prenaient la place des maîtres, la foule mettait à l'envers les habits sacerdotaux, parodiait les messes, blasphémait... Cette fête, interdite à plusieurs reprises, disparut définitivement au 15ème siècle.
La fête de la nativité
Jusqu'au 3 ème siècle, la naissance du Christ était célébrée le 6 janvier pour l'Epiphanie (Fête des rois). Toutefois les évangiles n'ont jamais fait état d'une date de naissance en particulier pour Jésus. C'est le Pape Liberos qui fixera une fois pour toute la naissance du Christ au 25 décembre pour supprimer les fêtes païennes présentes à cette période de l'année.
La légende de Saint NICOLAS (270 – 310)
Le personnage de Saint Nicolas provient de Nicolas de Myre appelé aussi Nicolas de Bari. Né à Patara au sud ouest de l'actuelle Turquie (à l'époque Asie mineure) entre 250 et 270 après JC, il fut le successeur de son oncle l'évêque de Myre.
De son vivant, Nicolas de Myre fut le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. Il fut bienveillant et généreux.
L'empereur Dioclétien règnant alors sur toute l'Asie mineure poursuivit cruellement les chrétiens, entraînant ainsi l'emprisonnement de St Nicolas qui fut contraint de vivre, par la suite, un certain temps en exil.
En 313, l'empereur Constantin rétablit la liberté religieuse, et St Nicolas pur alors reprendre sa place d'évêque.
Saint Nicolas serait décédé un 6 décembre 343, victime de persécutions sous l'Empire Romaine. Il fut enterré à Myre, mais ses ossements furent volés en 1087 par des marchants italiens qui les emportèrent à Bari en Italie. Les miracles attribués à St Nicolas sont si nombreux qu'il est aujourd'hui le Saint patron de nombreuses corporations ou groupes tels que les enfants, les navigateurs, les prisonniers, les avocats ou les célibataires.
St Nicolas fut vénéré en Allemagne dès le Xème Siècle et la journée du 6 décembre fut ainsi choisie comme le jour de la fête des commerçants, des boulangers et des marins.
Aujourd'hui, St Nicolas est fêté par un grand nombres de pays d'Europe : en France, Allemagne, Suisse, Luxembourg, Belgique, Hollande, Russie, Pologne, Autriche et d'autres encore... Dans la nuit du 5 au 6 décembre, il passe dans les maisons pour apporter aux enfants sages différentes friandises (Fruits secs, pommes, gâteaux, bonbons, chocolats et surtout, de grands pain d'épices représentant le St Evêque). St Nicolas est souvent accompagné du Père Fouettard qui, vêtu d'un grand manteau noir avec un grand capuchon et de grosses bottes, n'a pas le beau rôle puisqu'il distribue des coups de triques aux enfants pas sages et donne aussi parfois du charbon, des pommes de terre et des oignons. Le Père Fouettard porte souvent des cornes et une queue.
merci ma crevette rose !